dimanche, 18 octobre 2015 17:32

Prendre des risques

Écrit par  Bob Proctor
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Mon dictionnaire me dit que risquer c’est "s'exposer au risque de perdre." Je suppose que c’est vrai. Un autre extrait littéraire que j'ai reçu dans le passé (d'auteur inconnu) suggère ceci :

Rire c’est risquer de paraître imbécile.
Pleurer c’est risquer de paraître sentimental.
Chercher un partenaire c’est risquer l’implication.
Dévoiler ses sentiments c’est risquer de dévoiler son vrai soi.
Exposer vos idées, vos rêves, devant une foule c’est risquer de les perdre.
Aimer c’est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre c’est risquer de mourir.
Espérer c’est risquer le désespoir.
Essayer c’est risquer l'échec

Vous pouvez éviter de souffrir et d’avoir du chagrin si vous ne risquez rien, mais vous ne pourrez tout simplement pas apprendre, sentir, changer, croître, aimer ou vivre. Le plus grand risque dans la vie c’est de ne rien risquer. La personne qui ne risque rien, ne fait rien et n'a rien. Seule la personne qui risque est libre.

Qu’est-ce qui empêche des individus de prendre des risques, même si c’est un faible risque et que cela leur donnerait quelque chose qu'ils veulent vraiment ? Bien, certainement qu’au sommet de la liste de la plupart des gens, ce serait la crainte de perdre, l’échec et l’humiliation perçus si la perte devait se produire… Mais, pourquoi penserions-nous automatiquement que nous devrions échouer à quelque chose ? Pourquoi est-ce que nous n'essayerions pas une première fois et puis voir ce qui se passe, et puis si nous échouons, apprendre de cette expérience et continuer d’avancer ? Qu’est-ce qui nous porte à avoir ces pensées d'infériorité ?

Puisque prendre des risques, à ma connaissance, n'est pas un sujet qui est enseigné à l'école, cela me porterait à croire que la crainte d'une personne à prendre des risques pourrait provenir de sa toute première enfance, avant même qu'elle ne puisse s’en souvenir. Quand vous étiez enfant, en train de faire vos tout premiers pas, il n'était pas rare d'entendre un de vos parents ou les gardiennes dirent, "fais attention, tu pourrais tomber." Ou, "ne fais pas cela, tu vas ...." Bien qu'une partie de ceci ne soit que de la rhétorique à laquelle vous ne prêtez pas vraiment beaucoup d'attention consciente, ce peut être de là qu’a débuté le modèle de jouer sûr.

Pensez à quel point nous serions mieux équipés pour relever les défis de la vie et réussir, si nous avions entendu à plusieurs reprises : " Prends le risque et ne t’inquiète pas de tomber, parce que tu vas tomber… probablement assez souvent. Tomber est une partie importante de l’apprentissage. Plusieurs des plus grandes leçons que tu recevras dans la vie proviendront du fait de tomber… de tes échecs. "

Échouer ne fera jamais de vous un raté, à moins que vous ne lâchiez . Malheureusement, très peu de gens ont entendu cela quand ils étaient jeunes. La grande majorité de notre population a été mentalement programmée à jouer sûr.

Dans mes séminaires, j'ai souvent dit qu'un petit bébé est un preneur de risques naturel. Le bébé ne considère jamais les conséquences de tomber quand il apprend à marcher. Tomber est reconnu comme une conséquence normale de l’apprentissage au fait de marcher. Je gage que vous pourriez appeler cela un jeu calculé ; c'est un prérequis pour maîtriser une myriade d'habiletés motrices nécessaires pour en venir à vous tenir sur vos pieds et à vous déplacer. Il y a une progression naturelle dans le mouvement. Pourquoi alors avons-nous cessé de considérer que n'importe quel mouvement dans un domaine nouveau devrait être regardé avec la même considération ? Que nous est-il arrivé ?

Pourquoi ne voyons-nous pas le processus pour atteindre nos buts comme ayant des étapes semblables à celles que le bébé doit prendre pour apprendre à marcher ? Il y aura quelques chutes dans l'apprentissage, mais le succès peut seulement être atteint quand nous sommes disposés à prendre ces étapes – toutes ces étapes - même celles où nous pouvons tomber bas. La vraie victoire est la confiance et l'expérience que nous acquérons, qui se traduisent en de nouvelles opportunités de croissance, de plaisir et d'expansion dans tous les secteurs de notre vie.

Quand j'étais un jeune enfant à l'école, je participais à des épreuves d’athlétisme. Le saut en hauteur était ma spécialité ; c'était l'un des événements dans lequel je semblais exceller. Je me souviens clairement avoir frappé la barre au vol plus souvent que d’être passé par dessus. Je me rappelle également que je n'étais pas très enthousiaste quand cela se produisait. Frapper la barre me laissait avec le sentiment que j'avais échoué, j'étais un raté. J'avais échoué et de ce que je me rappelle, personne ne me conseillait quoi que ce soit de différent. En revoyant les choses en perspective, je réalise que cela aurait été une excellente occasion pour un de mes professeurs de m'aider à comprendre une des plus grandes leçons de la vie. Mais, cela ne s'est jamais produit et cela a pris plusieurs années avant que j’apprenne la vérité, à la manière dure.

Tandis que nous sommes encore sur le sujet des enfants, je lancerai un autre drapeau d’avertissement. Il y a une expression que la plupart des parents emploient avec leurs enfants si fréquemment que les enfants la saisissent et - avant longtemps - elle sera gravée dans le trésor du subconscient de leur esprit. Cette expression est : TU NE PEUX PAS. Cette phrase a fait plus de dommages que bien d’autres expressions misent ensemble. Je sais quelques parents avant-gardistes qui ont littéralement interdit cette phrase du vocabulaire de leurs enfants ! « Tu ne peux pas » est une phrase qui paralyse tout progrès constructif. Cela place votre esprit sur une fréquence négative. C'est une phrase qui ouvrira votre esprit à un écoulement sans fin de raisons logiques et pratiques qui vous permettrons de justifier pourquoi vous ne pouvez pas faire quelque chose que vous désirez sincèrement accomplir.

La seule alternative à cette expression est son pôle opposé – JE PEUX. « Je peux » est beaucoup plus important que le niveau du quotient intellectuel. Vous n’avez pas nécessairement à être très intelligent pour gagner… mais vous devez le vouloir.

Atteindre le but n’est pas le succès; le succès c’est d’aller vers son but. Quand je frappais la barre au jeu, je tentais d’atteindre le but. J’allais au bout de moi et je donnais tout ce que j’avais. Cela pouvait difficilement être considéré comme un échec. Chaque fois que je tentais de passer par dessus la barre, je risquais d’être ridiculisé par les autres enfants. Je risquais qu’ils rient de moi quand j’échouais… et ils riaient. Cependant, chaque fois que je courais au champ et que j’abaissais le pointage dans le box en tentant de sauter au-dessus de la barre, je me défiais moi-même. Prendre des risques est essentiel quand vous voulez atteindre un but et l’objectif du but est la croissance. Lorsque vous vous mettez au défi vous-même, vous vous développez davantage. Si vous frappez la barre en sautant aujourd’hui, au moins vous saurez que vous vous étiez mis au défi; vous êtes une personne à succès !

Si vous rêvez vraiment de vivre votre vie de grande façon vous devez accepter le fait de prendre des risques comme étant réellement une partie de l’apprentissage auquel vous devez vous astreindre. Prenez la décision de changer maintenant. Décidez en ce moment même que vous ne jouerez plus sûr…plus « d’économie pour les jours de pluie » comme façon habituelle de penser votre vie. Quand les gens prennent l’habitude d’économiser pour les jours de pluie, c’est généralement ce qu’ils obtiennent … une journée pluvieuse.

Je me souviens clairement de la première fois où j’ai entendu Earl Nightingale. Earl racontait une histoire au sujet d’un fermier qui marchait dans son champ. Il regarda par terre et vit une petite citrouille en train de pousser sur une tige. Tout près, il vit un petit pot en verre. Le fermier se pencha et plaça la petite citrouille à l’intérieur du petit pot. La citrouille continua à croître jusqu’à ce qu’elle remplisse l’intérieur du petit pot. Au delà de cela, elle ne pouvait plus croître.

Il y a de nombreuses personnes comme cette petite citrouille. Elles se limitent elle-même et refusent de prendre des risques. Elles ne testent jamais réellement la force de leurs capacités. Vous n’atteindrez jamais la deuxième marche si vous gardez un pied sur la première. Trop de gens vivent toute leur vie en conservant toutes leurs cartes tout contre eux. Ils ne font jamais le pas de gager sur la chose la plus sûre au monde … eux-mêmes.

Si vous espérez accumuler une grande richesse ou atteindre des buts élevés, l’histoire nous montre que ce sont les premières étapes qui contiennent les risques les plus élevés. Vous devez tourner le dos à la sécurité et prendre des étapes. Pour que ce soit gros, vous devez prendre de gros risques. Vous aurez très certainement à vous mettre dans une position hautement vulnérable. Il vaut aussi la peine de vous rappeler que vous ne pouvez pas presque prendre des risques.

" Vous gagnez de la force, du courage et de la confiance à travers chaque expérience dans laquelle vous cessez réellement de regarder la peur en face. " - Eleanor Roosevelt

Suivez son avis et libérez-vous de l’état émotionnel paralysant de la peur – et entrez dans un monde de liberté.

 

Lu 296036 fois